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 18 Décembre 2005 : Ipsos/ Le Point/LCI

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MessageSujet: 18 Décembre 2005 : Ipsos/ Le Point/LCI   Ven 6 Oct - 7:35

Citation :
Sondage présidentielle : La surprise Ségolène

par Carl Meeus

Le sondage Ipsos/ Le Point/LCI est ravageur : les éléphants du PS sont largués par une Ségolène Royal superstar


Jusqu'au 28 mars, tout était relativement simple au PS. François Hollande dirigeait un parti patraque au sein duquel les éléphants se préparaient pour l'échéance suprême de 2007, l'élection présidentielle. La partition semblait écrite à l'avance : les militants socialistes auraient à choisir entre Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang. Trop simple ?

Le 28 mars, patatras ! Le scénario si bien huilé des caciques du PS vole en éclats. Les élections régionales promeuvent au même rang qu'eux une femme que nul n'attendait là. Surtout pas eux ! La victoire éclatante de Ségolène Royal à la présidence de la région Poitou-Charentes a totalement bouleversé la donne. L'ancienne ministre est parvenue en une seule campagne électorale à incarner aux yeux des Français le renouveau du Parti socialiste, la revanche de la gauche sur la défaite du 21 avril 2002 et la victoire, en ses terres, sur le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.

Il n'en fallait pas plus aux Français pour la porter en triomphe et l'encourager à se préparer à de nouvelles ambitions. Le sondage qu'Ipsos a réalisé cette semaine pour Le Point est, à cet égard, spectaculaire : il place carrément la présidente de la région Poitou-Charentes en tête des leaders socialistes pour la présidentielle de 2007. 44 % des personnes interrogées estiment que Ségolène Royal ferait une bonne, voire une excellente candidate en 2007 « pour donner à la gauche le plus de chances possibles de gagner la prochaine présidentielle ».

Un score qui la place très loin devant les éléphants du PS qui s'échinent depuis des années à gagner les grâces des électeurs. Jack Lang et Laurent Fabius restent scotchés, respectivement, à 31 et 28 %, malgré une présence médiatique de tous les instants. Dominique Strauss-Kahn, à 30 %, gagne péniblement deux points par rapport au précédent sondage. Seul François Hollande profite de l'appel d'air de sa compagne à la ville pour progresser (de 18 à 30 %).

Elections, sondages : un double coup de tonnerre dans le ciel du PS qui bouleverse totalement les plans des présidentiables. Les stratèges de chaque écurie avaient échafaudé toutes les hypothèses, sauf celle-ci. Naturellement, tous feignent de minimiser la percée de leur camarade et de tenir pour très provisoire sa nouvelle position au sein de l'échiquier politique du PS. Chacun fait comme si cet événement n'en était pas un. « C'est le syndrome Simone Veil », ironise un proche de Dominique Strauss-Kahn. Au lendemain des européennes de 1979, l'ancienne ministre, elle aussi, avait été propulsée en tête des sondages. « Ségolène est appréciée par une partie de son camp et populaire à droite. Mais ça n'en fait pas une présidentiable », veut-il se rassurer, en se souvenant que Simone Veil n'a jamais été candidate à l'élection suprême. Faux : le sondage Ipsos-Le Point-LCI montre une Ségolène qui rallie les suffrages de presque toutes les catégories sociales. D'autres socialistes préfèrent penser que l'éventualité de sa candidature gênerait davantage le premier secrétaire du PS. Difficile de gérer deux ambitions présidentielles au sein d'une même famille ! Jusqu'alors, modeste, Ségolène allait en effet répétant : « Il faut aider François. »

De toute façon, tous font valoir qu'elle aurait du mal à franchir le cap, indispensable au PS, du vote des militants. Argument toujours avancé pour déstabiliser les impétrants dans la cour des grands. Faux encore : le sondage Ipsos indique que Ségolène Royal réalise son meilleur score sur la question de sa candidature potentielle à l'Elysée auprès des sympathisants du PS : 60 % ! Alors que Fabius ne recueille que 35 %, DSK et Lang 40 %.

Jusqu'ici, Ségolène Royal s'est toujours défendue d'une visée élyséenne. François Hollande, conscient de son impact médiatique, tente de la maintenir dans son pré carré de Poitou-Charentes. Mais pourra-t-elle résister longtemps à une telle pression ? N'a-t-elle pas une revanche à prendre sur tous ceux qui, alors qu'elle n'était que ministre déléguée à la Famille du gouvernement Jospin, se moquaient d'elle et de ses prétentions ?

En digne héritière de François Mitterrand, Ségolène Royal, qui a entamé sa carrière politique à l'ombre de l'ancien président de la République, sait qu'une popularité médiatique n'entraîne pas automatiquement une élection politique. Bernard Kouchner, toujours au faîte des sondages, en sait quelque chose, qui n'a jamais réussi à se faire élire député, malgré ses deux tentatives. Reste que Ségolène Royal a montré qu'elle savait mener une campagne électorale victorieuse, qui plus est sur une terre de droite.

Y a-t-il une relation de cause à effet ? Toujours est-il que, depuis le 28 mars, il semble bien que les éléphants du PS ont accéléré leurs préparatifs. Dès le lendemain, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et François Hollande ont sacrifié aux rituels des petits mots de félicitations aux heureux élus socialistes. Tous les présidents de région et de département ont ainsi reçu trois coups de fil successifs. « C'est bien la démonstration que la bataille se jouera entre ces trois-là », commente, amusé, un de leurs interlocuteurs.

Surtout, ils vont mettre à profit la deuxième séquence électorale de l'année pour peaufiner leur image internationale. La campagne des élections européennes verra François Hollande multiplier les meetings, Jack Lang, nommé porte-parole officiel du PS, voyager de Rome à Barcelone en passant par Berlin. De son côté, Dominique Strauss-Kahn va profiter de la remise de son rapport sur l'identité européenne le 10 mai à Romano Prodi, président de la Commission européenne, pour se démarquer des autres en insistant davantage sur le sens de sa construction plus que sur l'élargissement ou la Constitution. Puis il présentera ses conclusions aux chefs d'Etat et de gouvernement en se déplaçant dans les capitales européennes. Au lendemain de ce scrutin, cap sur les Etats-Unis : Dominique Strauss-Kahn a été invité par le Parti démocrate à participer cet été à la convention de désignation du candidat à la présidentielle américaine. Où il pourrait retrouver François Hollande et Laurent Fabius...

Les éléphants du PS veulent se persuader que le patient travail qu'ils accomplissent, pour Laurent Fabius depuis vingt ans, portera ses fruits. Seule certitude, dans la procédure interne du parti, ce sont les militants qui tranchent en dernier ressort. Il n'est pas impossible que ces derniers soient soumis en 2006 à une situation inédite où ils auront à choisir entre trois, voire quatre prétendants au premier tour. Une véritable primaire à l'américaine, en quelque sorte.

Dans chaque camp, on s'épie, on se jauge, on joue sur les nerfs. Les fabiusiens et les strauss-kahniens dénigrent l'hypothèse d'une candidature Jack Lang : « Quand on ira au-delà des artifices de com', au fond des dossiers, tout le monde comprendra », affirment-ils d'un même ensemble. Même s'ils lui reconnaissent une certaine habileté tactique, le cas de François Hollande semble assez vite réglé lui aussi : « Il n'a même pas été secrétaire d'Etat ! » assènent les fabiusiens. « Hollande, c'est le problème de Fabius, pas le nôtre », assurent les amis de DSK.

Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, est persuadé que « c'est de l'extérieur que viendra le dénouement ». En clair, les militants choisiront leur candidat en fonction de ceux de la droite ainsi que de la situation sociale dans le pays. Dans un parti où le poids des élus locaux est grandissant, notamment après le raz de marée du 28 mars, ces éléments entreront en ligne de compte. « Pour l'emporter, il faudra être au coeur de cette nouvelle sociologie socialiste. » Qu'en pensera la présidente de Poitou-Charentes ?

http://www.lepoint.fr/dossiers_france/document.html?did=145972

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